{"id":31044,"date":"2017-04-10T10:09:13","date_gmt":"2017-04-10T14:09:13","guid":{"rendered":"http:\/\/www.opensource.im\/?p=31044"},"modified":"2017-04-10T10:09:13","modified_gmt":"2017-04-10T14:09:13","slug":"wikileaks-actu-francophone","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/euvolution.com\/open-source-convergence\/wikileaks\/wikileaks-actu-francophone.php","title":{"rendered":"Wikileaks Actu Francophone"},"content":{"rendered":"<p><p>    Interview publie le 15 mars 2016 dans    Pravda Report  <\/p>\n<p>    Lavocat norvgien, le Professeur Mads    Andens, est un juriste chercheur et Rapporteur    Spcial de lONU sur la dtention arbitraire; il sigeait    depuis 2009 au Groupe de Travail des Nations Unies sur la    Dtention Arbitraire (GTDA), un panel dexperts qui a appel    les autorits sudoises et britanniques  mettre un terme  la    privation de libert de Julian Assange,     respecter son intgrit physique et sa libert de mouvement,    ainsi qu lui laisser la possibilit de rclamer des    compensations.  <\/p>\n<p>    M. Assange,    tout dabord dtenu en prison puis assign  rsidence, sest    rfugi  lintrieur de lAmbassade    dquateur  Londres en 2012 aprs avoir perdu    son appel devant la Cour Suprme du    Royaume-Uni contre son extradition vers la    Sude, o une enqute judiciaire a t initie    contre lui en rapport avec des allgations de comportement    sexuel illgal. Toutefois, il na pas t formellement mis en    accusation.  <\/p>\n<p>    Dans le rendu de son opinion officielle, le Groupe de Travail a    considr que M. Assange avait t soumis  diverses formes de    privation de libert: la dtention initiale  la prison de    Wandsworth  Londres, suivie dune assignation  rsidence puis    ensuite la rclusion dans lambassade quatorienne.  <\/p>\n<p>    Selon un communiqu de presse mis par le Bureau de lONU du    Haut Commissaire aux Droits de lHomme (OHCHR), les experts ont    galement conclu que la dtention tait arbitraire parce que M.    Assange avait t dtenu en isolement  la prison de    Wandsworth, et  cause de la ngligence du Bureau du Procureur    sudois dans ses investigations, qui ont abouti  sa longue    privation de libert.  <\/p>\n<p>    Le Groupe de Travail a, en outre, tabli que cette dtention    viole deux articles de la dclaration Universelle des Droits de    lHomme, et six articles de la Convention Internationale sur    les Droits Civiques et Politiques.  <\/p>\n<p>    M. Assange, fondateur et rdacteur de WikiLeaks, a par    ailleurs dvoil plus de 250 000 cbles diplomatiques secrets    et confidentiels, mis par des ambassades US tout autour du    monde.  <\/p>\n<p>    Dans cette interview exclusive, le Professeur Andens commente    sa participation au Groupe de Travail de lONU, expliquant    pourquoi le panel dfend la libert pour M. Assange, et en    prsentant les considrations juridiques entourant laffaire.  <\/p>\n<p>    Il y a de nombreuses fautes de procdure qui ont t    commises par les autorits , affirme le Professeur, qui    commente galement son point de vue sur le rle que joue le    fondateur de WikiLeaks dans la politique    internationale, sur limportance de la solidarit mondiale    envers lui, et comment il considre les rcentes rvlations de    WikiLeaks: lespionnage US du Secrtaire-Gnral de    lONU Ban Ki-Moon et de la Chancelire allemande Angela Merkel.  <\/p>\n<p>    Le Professeur Andens, qui prsente galement dans cette    interview sa perception de la couverture mdiatique    mainstream concernant laffaire Assange, est    professeur  la Facult de Droit de lUniversit dOslo,    lancien directeur de lInstitut Britannique de Droit    International et Comparatif  Londres et lancien directeur du    Centre de Droit Europen de Kings College,  lUniversit de    Londres. Il est aussi Charg de Recherche  lInstitut de Droit    Europen et Comparatif de lUniversit dOxford, et Charg de    Recherche Principal  lInstitut dtudes de Droit Avanc de    lUniversit de Londres.  <\/p>\n<p>    Il a t le Rdacteur-en-Chef du Trimestriel de Droit    International et Comparatif (Cambridge University Press),    Rdacteur-en-Chef de la Revue de Droit des Affaires Europen    (Kluwer Law International) et prsent dans les conseils de    rdaction de dix autres journaux et sries de livres, dont la    Srie Nijhoff sur le Droit Commercial International.  <\/p>\n<p>    Il est Membre Honoraire de la Socit dtudes de Droit    (Royaume-Uni), Membre de lAcadmie Internationale de Droit    Commercial et du Consommateur (o il est membre du conseil),    Membre Honoraire de lInstitut Britannique de Droit    International et Comparatif, et Membre de lAcadmie Royale des    Arts.  <\/p>\n<p>    Il a t Secrtaire Gnral de la Fdration Internationale de    Droit Europen de 2000  2002, Secrtaire de lAssociation    Britannique de Droit Europen de 1997  2008 et Secrtaire du    Comit Britannique de Droit Comparatif de 1999  2005. Il a t    le Prsident de lAssociation des Instituts de Dfense des    Droits de lHomme en 2008.  <\/p>\n<p>    Edu Montesanti (EM): Cher Professeur Mads    Andens, merci daccorder cette interview. Pouvez-vous sil    vous plat nous parler de vos travaux au sein du Groupe de    Travail sur la Dtention Arbitraire (GTDA), pendant la phase    initiale de laffaire Assange devant les Nations Unies    (ONU)?  <\/p>\n<p>    Prof. Mads Andens (MA): Je sigeais au Groupe de Travail de    lONU quand la plainte a t reue, et que les changes entre    lONU et les parties se sont drouls. Je nai pas pris part    aux discussions du Groupe de Travail qui ont abouti  lopinion    sur laffaire Assange. Mon mandat sest termin en aot 2015,    et la dcision a t rendue en fvrier 2016.  <\/p>\n<p>    EM: Pourquoi vous positionnez-vous en dfense de M.    Assange?  <\/p>\n<p>    MA: Je me suis exprim en soutien  lopinion rendue par le    Groupe de Travail de lONU. M. Assange est en tat de dtention    arbitraire, le Royaume-Uni et la Sude devraient se plier  la    dcision de lONU  leur encontre et prendre les mesures    ncessaires pour mettre un terme  cette dtention.  <\/p>\n<p>    EM: Sil vous plat, Professeur, veuillez    spcifier les accusations contre Julian Assange, et qui sont    ceux qui les portent contre lui.  <\/p>\n<p>    MA: Laffaire actuelle o il est question dextradition    concerne des allgations de comportement sexuel illgal.    videmment, les allgations relatives  WikiLeaks    comprennent un puissant intrt pour lappareil scuritaire de    nombreux pays.  <\/p>\n<p>    La crainte est quil ait t permis que celui-ci influence le    processus et lissue de la premire affaire.  <\/p>\n<p>    EM: Comment percevez-vous les allgations    de Washington selon lesquelles Assange a mis en pril la    scurit des USA?  <\/p>\n<p>    MA: Ce sont des allgations qui sont habituellement prsentes    face  lexercice du droit  prsenter des informations et du    droit  la libert dexpression. Il y a toutes les raisons    dtre sceptique de ces prsomptions.  <\/p>\n<p>    EM: Comment percevez-vous la dcision de    lONU en faveur de la libration de M. Assange?  <\/p>\n<p>    MA: Cest trs clair. Le GTDA de lONU avait  trancher sur    deux questions. La premire, dcider sil y avait eu une    privation de libert plutt quune    restriction de libert. La deuxime, dcider si    cette privation de libert tait arbitraire.  <\/p>\n<p>    Le GTDA de lONU a clairement accept largument que les    conditions dans lesquelles vit Assange nont pas t imposes    par lui-mme, cest--dire que sil faisait un pas dans la rue,    il se ferait arrter. Il y a aussi eu un chec    substantiel de la part des autorits pour exercer    une diligence raisonnable dans lexercice de    ladministration judiciaire (par. 98).  <\/p>\n<p>    La frontire entre une restriction de libert et    une privation de libert est finement dfinie    dans la jurisprudence europenne des droits de lhomme. La    privation de libert ne consiste pas seulement en des    conditions aisment reconnaissables dincarcration par lEtat.    Il faut prendre en compte le laps de temps quAssange est rest     lintrieur de lambassade quatorienne, et ses circonstances    prsentes.  <\/p>\n<p>    La libert doit pouvoir tre exerce dans limmdiatet. Quand    lexercice dune telle libert aurait des rsultats    particulirement coercitifs, tels que davantage de privations    de libert ou la mise en pril dautres droits, cela ne peut    tre dcrit comme la pratique de la libert. Le fait quAssange    rsiste  une arrestation ne rsout pas le problme, puisque    cela entendrait que la libert est un droit conditionn par sa    coopration.  <\/p>\n<p>    Assange nest pas libre de quitter lambassade quatorienne de    son propre gr. Il craint lextradition vers les USA et un    procs pour son implication avec WikiLeaks. Les    autorits sudoises ont refus de fournir des garanties de    non-refoulement qui rpondent  cette crainte. La dtention    dAssange est arbitraire. Une raison en est    quelle est disproportionne.  <\/p>\n<p>    Il existe dautres moyens de procdure moins restrictifs. Avant    dmettre un Mandat dArrt Europen, les autorits sudoises    auraient pu suivre la pratique courante dinterviewer Assange    dans une salle dentretien de la police britannique.  <\/p>\n<p>    Aprs quAssange eut tabli rsidence dans lambassade    quatorienne ils auraient pu compter sur des protocoles    dassistance mutuelle, interroger Assange par    liaison vido, et lui offrir une chance de rpondre aux    allgations portes contre lui.  <\/p>\n<p>    EM: Sil vous plat, Professeur Andens,    clarifiez le terme de privation de    libert.  <\/p>\n<p>    MA: La Convention Internationale de lONU sur les Droits    Civiques et Politiques et la Dclaration Universelle des Droits    de lHomme interdisent les privations arbitraires de libert    dans leur Article 9. Cest plus quune simple    restriction de libert. Cela inclut lassignation     rsidence.  <\/p>\n<p>    EM: Quelle est votre opinion sur le choix    du Royaume-Uni et de la Sude de ne pas respecter la dcision    de lONU?  <\/p>\n<p>    MA: Les dcisions rendues par le GTDA de lONU ne sont pas    toujours suivies par les Etats, mais elles aboutissent rarement    en des attaques aussi personnelles, telles que celles faites    par des politiciens britanniques aprs la dlivrance de    lopinion sur Assange.  <\/p>\n<p>    Je sais que les mots employs par le Ministre des Affaires    trangres et par le Premier Ministre ntaient pas ceux qui    ont t fournis par les fonctionnaires qui sont conseillers sur    les droits de lhomme et sur le droit international. Les    politiciens britanniques ont vis  affaiblir lautorit de cet    organe de lONU pour un bnfice opportuniste  court terme.  <\/p>\n<p>    Je crains que ces politiciens naient affaibli la possibilit,    pour la communaut internationale, de protger certaines des    victimes les plus vulnrables aux violations des droits de    lhomme.  <\/p>\n<p>    Leurs paroles ont circul au sein des Etats responsables des    pires violations des droits de lhomme. Les paroles de ces    politiciens britanniques coteront des vies et de la souffrance    humaine.  <\/p>\n<p>    Le Royaume-Uni peut exercer des pressions pour glaner quelque    soutien quand laffaire est apporte devant le Conseil des    Droits de lHomme des Nations Unies, mais le Royaume-Uni sera    assurment critiqu par dautres Etats pour sa raction, et le    mritera clairement.  <\/p>\n<p>    Les dommages causs au Royaume-Uni  lONU et  son autorit    morale en matire des droits de lhomme sont un autre sujet,    mais il ne fait pas de doute sur les dommages faits     lautorit du Royaume-Uni.  <\/p>\n<p>    EM: Sil vous plat, Professeur,    pouvez-vous commenter le statut actuel de lenqute    prliminaire en Sude, ainsi que la mise    en accusation en attente US contre    WikiLeaks.  <\/p>\n<p>    MA: Pour ceux qui sont convaincus quAssange est coupable de    viol, que vous pensiez ou non quil fait son intressant en    rsistant dlibrment  son arrestation (ce qui nest pas mon    cas), le fait demeure que les autorits pourraient employer des    moyens moins restrictifs sans compromettre lenqute initiale    sur les allgations portant sur son comportement sexuel en    Sude.  <\/p>\n<p>    Cest le moment de nous rappeler quAssange na pas t dclar    coupable de viol:  ce stade, le procureur et les tribunaux en    Sude ont tabli que ces charges taient peut-tre fondes. Le    Professeur Andrew Asquith, dOxford, a dclar dans une Opinion    dExpert en 2011  laquelle lquipe dAssange a fait    rfrence, que Je ne considre pas que le moindre des    incidents allgus dans le contenu du Mandat dArrt Europen    (cest  dire les allgations cites dans le mandat darrt)    suffise en lui-mme  constituer un quelconque dlit selon la    loi britannique.  <\/p>\n<p>    Le Vice-Prsident de la Cour Suprme de Sude nous a rappel    que laccus est prsum innocent jusqu ce que sa culpabilit    soit dmontre, et que lorsquil y a des dclarations    contradictoires, il revient aux tribunaux de dcider si les    lments requis pour une mise en accusation sont satisfaisants.  <\/p>\n<p>    Les tribunaux sudois, ainsi que la majorit de la Cour Suprme    sudoise, le Vice-Prsident ntait pas sur ce panel, ont fait    savoir que le mandat darrt, mme sil ne pouvait pas tre    excut contre Assange, limitait sa libert dune manire    ouvrant la question de sa proportionnalit. La majorit a not    avec approbation que des mesures taient dsormais prises pour    interroger Assange  Londres.  <\/p>\n<p>    Avec le temps, la Cour Suprme sudoise pourrait bien voir    crotre sa sympathie pour le jugement dissident du Juge Svante    Johansson, pour qui les conditions de lenqute sont dsormais    disproportionnes (une opinion prsente par Anne Ramberg,    directrice de lAssociation du Barreau sudois et par le Juge    Charlotte Edvardsson, Juge rapporteuse de la Cour Suprme, dans    sa proposition (publique) au tribunal dans cette affaire).  <\/p>\n<p>    Assurment, lancien Conseiller Juridique aux Nations Unies et    Conseiller Juridique du Ministre des Affaires trangres de    Sude, Hans Corell, a dclar quil ne comprend pas    pourquoi le procureur na pas interrog Julian Assange pendant    toutes les annes o il a t  lAmbassade dquateur.  <\/p>\n<p>    Des esprits raisonnables et judiciaires ont diverg sur    beaucoup de ces questions. Sans doute ont-ils t influencs    par des opinions sur lintgrit dAssange lui-mme. Mais les    droits de lhomme ne sont pas conus pour favoriser les plus    populaires dentre nous; ils sont conus pour nous favoriser    tous.  <\/p>\n<p>    EM: Pourquoi pensez-vous    que le gouvernement britannique agisse tellement en faveur des    intrts US dans cette affaire?<\/p>\n<p>    MA: WikiLeaks a fait des contributions trs    importantes  notre connaissance du processus diplomatique et    politique. Elles ont chang ma perception dvnements majeurs    et dinstitutions. WikiLeaks fait quil est beaucoup    plus difficile de nous manipuler.  <\/p>\n<p>    La communaut du renseignement repose sur des mthodes de    travail qui sont secrtement caches. Il y a de puissantes    forces institutionnelles qui veulent mettre un terme aux    activits de M. Assange. Ceci est vrai pour de nombreux pays.  <\/p>\n<p>    EM: Que pensez-vous de lquateur en ce    qui concerne M. Assange, et de limportance de la solidarit    mondiale envers lui non seulement de la part dautres    gouvernements, mais aussi de la part dactivistes et des    citoyens en gnral, Professeur Andens?  <\/p>\n<p>    MA: Le gouvernement de lquateur a fait une contribution trs    importante  la protection dune sphre publique    internationale, ainsi qu la protection de la libert de    linformation, de la libert dexpression et de la    responsabilit face aux violations des droits de lhomme. Les    expressions de solidarit en sa faveur, non seulement de la    part dautres gouvernements, mais galement dactivistes et    dautres autour du monde sont trs importantes.  <\/p>\n<p>    EM: Comment valuez-vous lapproche des    mdias grand public concernant les rvlations de    WikiLeaks, particulirement en ce qui concerne la dcision    Assange?  <\/p>\n<p>    MA: Je mtais attendu  une dfense plus muscle du droit     fournir des informations et  la libert dexpression. Mais les    mdias dans tous les pays oprent en interaction complexe avec    les gouvernements, pour prendre en compte les intrts de    lEtat de faons diffrentes. Selon moi, dans cette affaire,    avec trop dgards pour lintrt prsum de ltat.  <\/p>\n<p>    EM: Quel est votre avis sur les rcentes    rvlations de WikiLeaks despionnage US du Secrtaire Gnral    de lONU Ban Ki-Moon et de la Chancelire allemande Angela    Merkel, pendant une runion prive sur la stratgie face au    changement climatique  Berlin, ainsi que du Haut Commissaire    des Nations Unies pour les Rfugis?  <\/p>\n<p>    MA: Elles rvlent des pratiques totalement inacceptables.    Elles justifient galement le travail de WikiLeaks.  <\/p>\n<p>    Source: <a href=\"http:\/\/www.cercledesvolontaires.fr\/2016\/03\/17\/mads-andenaes-du-groupe-de-travail-de-lonu-sur-la-detention-arbitraire-explique-le-cas-assange\/\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.cercledesvolontaires.fr\/2016\/03\/17\/mads-andenaes-du-groupe-de-travail-de-lonu-sur-la-detention-arbitraire-explique-le-cas-assange\/<\/a>    et <a href=\"http:\/\/www.pravdareport.com\/world\/europe\/15-03-2016\/133811-assange_lawyer-0\/\" rel=\"nofollow\">http:\/\/www.pravdareport.com\/world\/europe\/15-03-2016\/133811-assange_lawyer-0\/<\/a>  <\/p>\n<p>    Traduit par Lawrence Desforges  <\/p>\n<p><!-- Auto Generated --><\/p>\n<p>More here:<br \/>\n<a target=\"_blank\" href=\"https:\/\/wikileaksactu.wordpress.com\/\" title=\"Wikileaks Actu Francophone\">Wikileaks Actu Francophone<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> Interview publie le 15 mars 2016 dans Pravda Report Lavocat norvgien, le Professeur Mads Andens, est un juriste chercheur et Rapporteur Spcial de lONU sur la dtention arbitraire; il sigeait depuis 2009 au Groupe de Travail des Nations Unies sur la Dtention Arbitraire (GTDA), un panel dexperts qui a appel les autorits sudoises et britanniques mettre un terme la privation de libert de Julian Assange, respecter son intgrit physique et sa libert de mouvement, ainsi qu lui laisser la possibilit de rclamer des compensations. 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